Douze défaites consécutives dans le Tournoi. Zéro victoire face aux Bleus depuis la Coupe du monde 2019. Et une raclée 48-7 encaissée la semaine passée contre l’Angleterre. Le pays de Galles traverse la pire crise de son histoire récente, et c’est peu dire.

Ce dimanche à 16h10, le XV de France débarque au Principality Stadium de Cardiff avec une idée très claire en tête : écraser tout sur son passage. Direction le Grand Chelem, et les Gallois n’ont clairement pas les armes pour ralentir cette machine lancée à plein régime.

Des Gallois au fond du trou

On parle d’une équipe qui a pris 73-0 face à l’Afrique du Sud fin novembre. Chez elle, à Cardiff. Le genre de score qui laisse des traces : c’est la plus lourde défaite à domicile de l’histoire du pays de Galles.

Fabien Galthié, lui, garde la tête froide. « Il faudra respecter l’adversaire. Quelles que soient ses performances passées, a prévenu le sélectionneur en conférence de presse. Le rugby est un sport de combat et il ne faut pas laisser la place à l’adversaire. » On veut bien le croire sur le principe. Mais franchement, difficile de voir comment ces Gallois-là pourraient poser le moindre problème aux Bleus.

Dupont et Ramos aux commandes, la jeunesse aux postes

La bonne nouvelle côté français, c’est que cette équipe ne se contente pas de gérer. Après le 36-14 infligé à l’Irlande il y a dix jours au Stade de France, les Bleus affichent un jeu tourné vers l’attaque, porté par Antoine Dupont et Thomas Ramos, les deux patrons du groupe.

Les blessures de Nicolas Depoortere et Yoram Moefana au centre ont ouvert la porte à deux jeunes Palois : Fabien Brau-Boirie, 20 ans, et Emilien Gailleton, 22 ans. Le premier connaîtra sa première sélection : Galthié a justifié son choix par ses performances avec les U20 et par l’année passée à travailler avec le groupe France. Prochain grand rendez-vous des Bleus, la Coupe du monde 2027 en Australie.

Le chant des Gallois, dernier rempart ?

Galthié a aussi évoqué l’ambiance de Cardiff. « Les chants sont ininterrompus, ça commence quand vous descendez du bus et ça dure deux heures, a décrit le sélectionneur. Ça donne un supplément d’âme aux Gallois et ça peut saisir les Français. » Sauf qu’à une autre époque, peut-être. Aujourd’hui, le fossé entre les deux équipes est un gouffre.

Reste la suite du programme, bien plus corsée : l’Italie le 22 février, l’Écosse à Murrayfield le 7 mars, puis la finale face à l’Angleterre au Stade de France le 14 mars. C’est là que les choses sérieuses commenceront vraiment.

En attendant, Cardiff a tout d’une formalité.